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#3Perf-2

D’autres leviers biologiques et technologiques pour la multi-performance

Couplés avec l’agro-écologie, différents leviers biotechniques sont à mobiliser de façon accrue :

  • Génétique : élargissement des cibles de sélection et extension aux espèces « mineures » ; combinaison des caractères sélectionnés ; couplage entre génotypage et phénotypage à haut débit en conditions réelles ; exploration des nouvelles méthodes d’amélioration et de sélection
  • Santé des cultures : modélisation pour la prévention du risque épidémique : gestion du paysage, gestion durable des résistances des plantes, biocontrôle, etc. ; systèmes innovants de détection et d’identification rapides des bioagresseurs
  • Santé et bien-être des animaux : modélisation et prévention du risque épidémique par un arsenal d’approches multi-échelles articulé avec les réglementations et des pratiques sanitaires innovantes ; réduction des usages d’antibiotiques et prévention des antibiorésistances ; références sur le bien-être animal en élevage
  • Agriculture de précision et transition numérique : interprétation, par la modélisation, des données issues des capteurs de toutes natures ; nouvelles formes d’agricultures, de procédés de transformation et connexions entre production-transformation-distribution engendrées par la généralisation du numérique et de la robotique ; conséquences sur les compétences et les métiers en agriculture conséquences sur l’organisation de la chaîne de valeur.

Les départements de génétique et de santé des animaux (départements GA , SA ) comme des végétaux (départements BAP , SPE ) sont directement mobilisés sur ces questions. L’adaptation des espèces à leur environnement et leur plus grande résistance aux bio-agresseurs, combinées à des choix de pratiques, sont des enjeux très largement partagés. La connaissance et l’édition des génomes constituent des outils indispensables afin d’élargir la variété génétique des espèces de façon appropriée (départements  GA , BAP ). Les approches translationnelles sont une voie pour décliner des connaissances aux espèces dites « mineures » souvent orphelines de recherche. Enfin, la combinaison entre fonds génétique et les mécanismes épigénétiques représente une piste d’analyse pour alimenter la sélection ou mieux anticiper leur réponse à leur environnement (départements GA , BAP , PHASE , SPE ). La caractérisation et la compréhension de la dynamique des microbiotes pour une meilleure robustesse sont en cours tant dans le domaine animal ( GA , SA , PHASE , métaprogramme MEM ) que dans le domaine du végétal (départements SPEBAP , métaprogramme  MEM ).

Dans un objectif de réduction de notre dépendance aux intrants chimiques et médicamenteux, des stratégies de biocontrôle et de stabilisation des régulations biologiques naturelles sont à l’étude, dans le département SPE  pour améliorer la protection des cultures et le département SA  pour accompagner la santé animale, ainsi que dans le cadre des métaprogrammes SMaCH  et GISA .

Les recherches sur la santé et le bien-être animal conduites par le département MICA contribuent également à cet objectif. Les travaux portent sur les microorganismes (pathogènes et commensaux) associés aux animaux, sur l'impact de l’environnement et des pratiques d’élevage sur les microbiotes et sur la santé animale, ainsi que sur la prise en compte du microbiote dans la prévention du risque infectieux. Ils visent à comprendre et apprécier les risques d’infection et de transferts de gènes de résistances aux antibiotiques, à identifier des marqueurs de diagnostic précoces qui contribueront à réduire les usages d'antibiotiques et les risques d’antibiorésistance et à développer des alternatives inédites aux antibiotiques.

Mots-clés : 3PERF-2

Plantes cultivées : vers des résistances durables aux virus sans perte de rendement

 
 
Publié le 08/10/2019

renforcer les défenses naturelles des plantes

Afin de répondre au défi de nourrir une population mondiale croissante et de manière saine et durable, l’un des leviers est de renforcer les défenses naturelles des plantes vis-à-vis des pathogènes, notamment des virus. Chez les variétés végétales résistantes, des mutations naturelles ont été sélectionnées en transformant certains gènes en « neutralisateurs » de virus. Ces mutations génétiques sont largement utilisées pour s...

Quand la protéine FANCM limite la recombinaison génétique chez deux plantes de grandes cultures

 
 
Publié le 07/10/2019

la navette et le colza

Au cours de la méiose, les échanges de matériel génétique entre chromosomes (ou crossing-over) sont nécessaires mais limités en nombre et la diversité génétique qui peut être générée au sein des espèces s’en trouve donc réduite. Des chercheurs de l’Inra ont mis en évidence que le rôle anti-crossing-over de la protéine FANCM est conservé chez le colza et la navette et que son inactivation augmente le nombre de crossing-over chez ces deux espèces d...

De nouvelles perspectives pour l’amélioration variétale du blé et sa culture

 
 
Publié le 07/10/2019

le séquençage du génome du blé est aujourd’hui réalisé

Le Consortium international de séquençage du génome du blé (IWGSC), dans lequel l’Inra occupe une position de leader, annonce la publication de la première séquence de référence du génome du blé dans la revue Science du 17 août 2018. Des équipes françaises de l’Inra, du CEA, du CNRS et des universités de Clermont-Auvergne, d’Evry Val d’Essonne, de Paris-Sud et de Paris-Saclay, ont contribué à ce véritable e...

Septoriose du blé

 
 
Publié le 04/10/2019

Clonage et caractérisation du premier gène de résistance à Zymoseptoria tritici

L’utilisation de variétés de blés améliorées pour leur résistance au champignon Zymoseptoria tritici, responsable de la septoriose, contribue largement à la lutte contre cette maladie. Pour la première fois, des chercheurs de l’Inra ont identifié et caractérisé chez le blé un gène de résistance à cette maladie. Ces travaux, publiés le 12 février 2018, dans la revue Nature Genetics, ouvrent...

L'évolution des agrumes revisitée

 
 
Publié le 04/10/2019

une étude qui révolutionne les classifications botaniques

Une étude internationale, impliquant le Cirad et l’Inra, publiée dans la revue Nature le 7 février 2018 (lire l'article), révolutionne les classifications botaniques des agrumes. Ces travaux mettent en évidence dix espèces vraies d’agrumes, dont quatre sont à l’origine des variétés cultivées modernes telles que les orangers, pomelos, citronniers et limettiers. Ces connaissances ouvrent la voie à de nouvelles stratégi...