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Méta-analyse : une compétence méthodologique développée par le département EA

Publié le 30/05/2018
Mots-clés : EA - 3PERF-1

Une synthèse quantitative transparente à des échelles larges

L’objectif de la méta-analyse est de réaliser une synthèse quantitative transparente de l’ensemble des résultats expérimentaux disponibles sur un sujet donné, généralement à des échelles larges (continents, monde). Ce type d’approche permet d’évaluer le poids des preuves en faveur d’hypothèses alternatives à partir des données produites par l’ensemble de la communauté scientifique.

Un exemple de méta-analyse publiées par des chercheurs du département EA : les effets positifs des légumineuses (plantes de service) / adventices. © Inra, Muriel-Valentin-Morison
Un exemple de méta-analyse publiées par des chercheurs du département EA : les effets positifs des légumineuses (plantes de service) / adventices © Inra, Muriel-Valentin-Morison
En 2017, le département EA a produit six articles scientifiques fondés sur des méta-analyses et a participé à plusieurs expertises mobilisant cette technique. Les principaux résultats obtenus sont résumés ci-dessous.

- Les rendements des céréales sont augmentés en moyenne de 29% après un précédent « légumineuse » par rapport à un précédent « céréale ». Cet effet positif du précédent « légumineuse » devient cependant négligeable lorsque la dose d’engrais azotée dépasse 150 kg ha-1.
- L'utilisation d’espèces légumineuses en tant que plantes compagnes de cultures de rente diminue de 56% la biomasse des mauvaises herbes sans significativement réduire le rendement des cultures de rente, par rapport à des témoins non désherbés.
- Dans la majorité des études publiées, la production de biomasse énergétique réduit les émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’énergie fossile (réduction médiane égale à 59% ou 65% selon la référence utilisée), mais les estimations sont incertaines. Les scénarios conduisant aux réductions d’émission les plus fortes sont ceux mobilisant les biocarburants de seconde génération, la bioélectricité et les scénarios pour lesquels l’usage initial du sol (avant la production de biomasse énergétique) ne correspond pas à un usage forestier.
- Une comparaison des rotations en agriculture biologique et conventionnelle montre que les rotations des systèmes biologiques sont plus longues et diversifiées. Elles incluent plus de cultures fourragères, de cultures intermédiaires et moins de céréales.

Le département Environnement Agronomie a coordonné des formations sur la méta-analyse en France (avec des écoles d’ingénieurs agro et avec l’ACTA) ainsi qu’à l’université de Wageningen au Pays-Bas. L’expertise acquise par le département EA dans ce domaine pourrait être capitalisée en créant un centre de méta-analyses pour les sciences agronomiques à vocation mondiale, à l’image des « synthesis centers » développés en médecine et en écologie
(cf. le CESAB).