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CONTEXTE & VISION

Au-delà de la production des aliments, la bioéconomie est en mesure de produire des équivalents ou substituts de produits pétrosourcés tels que les produits d’hygiène, les matériaux, les lubrifiants, l’énergie. Cette chimie verte et durable du carbone renouvelable contribue à minimiser l’impact environnemental de la production des biens. C’est une alternative possible aux économies fondées sur le « carbone fossile » et à l’épuisement des ressources naturelles, en mobilisant des procédés biotechnologiques et des ressources issues des bioressources, et en les inscrivant dans une perspective d’économie circulaire. La concurrence et la complémentarité entre les usages des bioressources, en priorisant l’alimentation humaine, se reflètent dans le verrou des usages des terres.
La bioéconomie requiert une nouvelle vision sur :

  • L’usage des bioressources avec une triple logique de fractionnement, d’interconversion et de cascade, via les bioraffineries
  • Les relations entre les acteurs, les options technologiques conduisant à des réorganisations permanentes de l’arborescence des filières, avec une optimisation des flux de matière, d’énergie et d’information entre les mondes agro-industriels ou forestiers et celui de la chimie classique
  • L’écoconception des produits à une échelle systémique, incluant le lien entre bioéconomie et biodiversité, les compétitions d’usages et la perception sociétale de la bioéconomie.

La répartition des bioressources à la surface du globe modifie les enjeux géopolitiques de souveraineté régionale ou nationale. Il en découle des visions contrastées différenciant des bioraffineries territoriales situées dans des bassins de production, des bioraffineries portuaires ou, à plus petite échelle, des propositions de bioraffinerie environnementale (traitement des déchets ou sous-produits) en périphérie des mégapoles ou des écosystèmes industriels.
Dans ce contexte, il s’agit de :

  • Répondre aux besoins humains, avec une part des fonctions d’usage (habillement, bioénergies, hygiène, habitat) remplies par les produits et procédés « bioéconomiques »
  • Contribuer à l’économie circulaire avec une approche territorialisée de la production et de la transformation des bioressources jusqu’aux déchets, fondée sur les caractéristiques pédoclimatiques, de biodiversité et de ressources humaines
  • Développer l’économie de la diversification des sources en lien avec l’agro-écologie
  • Développer diverses sources de protéines pour répondre à des enjeux de durabilité et de souveraineté.