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CONTEXTE & VISION

La ville intensifie et aiguise les enjeux de durabilité des systèmes alimentaires : en 2050, 70% de la population mondiale habitera dans une ville. L’urbanisation et l’étalement des villes questionnent l’approvisionnement alimentaire. La localisation des activités de production, de transformation et de distribution a un impact fort sur l’environnement, sur le développement économique et social à l’échelle territoriale, sur la santé de l’être humain ainsi que sur celle de l’environnement de production.
Par ailleurs, l’essor de villes et de périphéries urbaines « intelligentes », en capacité d’utiliser de grandes masses de données, grâce aux progrès des technologies de l’information et de la communication, ouvre des opportunités pour l’évolution des systèmes alimentaires.

La dimension sanitaire des systèmes alimentaires est une priorité, mobilisant le concept « One Health / une seule santé» . Les différents modèles agroalimentaires ont des impacts tant positifs que négatifs sur la nutrition humaine, sur la sûreté sanitaire de la chaîne alimentaire et sur la santé de l’environnement.
Certains de ces effets sont encore inconnus tandis que d’autres, décrits, appellent des solutions pour prévoir les dangers chimiques et biologiques, pour réduire les risques d’exposition ou pour améliorer la sécurité nutritionnelle. L’ensemble de la chaîne est concernée, depuis la production jusqu’à la nutrition en passant par les systèmes de transformation et distribution, et les déterminants des choix des consommateurs. Différents systèmes alimentaires intégrant explicitement la chaîne de l’amont à l’aval voient d’ores et déjà le jour : Agriculture Biologique, locavorisme plus ou moins assisté par plateforme informatique, contractualisations, démarches intégratives et de qualité, etc.

La manière dont les aliments et leur qualité sont conçus doit également être considérée. De nouvelles conditions de production augmenteront la variabilité et la variété des matières agricoles. La sobriété en énergie et en eau, la réduction des pertes et l’accroissement de la valeur des coproduits, ainsi que le regard plus exigeant des consommateurs sur la chaîne d’approvisionnement et sur la qualité des aliments, feront évoluer les procédés de transformation, de conservation et de distribution.
Enfin, les dynamiques concurrentielles posent la question de la compétitivité économique des filières. Les procédés industriels devront s’adapter à ce contexte en même temps que se développeront des procédés plus frugaux, à des échelles permettant plus de flexibilité. De nouvelles organisations territoriales et économiques pourraient se mettre en place.