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CONTEXTE & VISION

Depuis la fin du siècle dernier, l’empreinte environnementale globale de l’Humanité dépasse les ressources planétaires, et elle continue d’augmenter chaque année. Les systèmes alimentaires sont une composante majeure de ce contexte. Plus spécifiquement la sécurité alimentaire est un enjeu systémique de premier ordre : c’est un véritable défi que de se préparer à nourrir 9 milliards de personnes d’ici quelques décennies en traitant la malnutrition dans un contexte de ressources dont nous savons aujourd’hui la finitude et qui sont compromises par un dérèglement climatique en cours.
« La sécurité alimentaire est une situation caractérisée par le fait que toute la population a en tout temps un accès matériel et socioéconomique garanti à des aliments sans danger et nutritifs en quantité suffisante pour couvrir ses besoins alimentaires, répondant à ses préférences alimentaires, et lui permettant de mener une vie active et d’être en bonne santé » : selon la FAO, les différentes composantes de la sécurité alimentaire concernent l’accès à la nourriture, sa disponibilité et sa qualité ainsi que ses aspects nutritionnels, sanitaires et culturels, voire hédonistes. Aujourd’hui ces composantes sont toutes, à un titre ou un autre, soumises à un ensemble de transitions interdépendantes : globalisation de l’économie, démographie, urbanisation, nutrition, environnement, énergie, climat, etc.

La sécurité alimentaire mondiale ne pourra être atteinte qu’en considérant le système alimentaire dans sa globalité, en jouant aussi bien sur les différents stades de la production, de la transformation, de la distribution et de la consommation finale que sur les échanges, les mécanismes de régulation et les recyclages. En outre, la biomasse agricole a certes toujours contribué à l’alimentation humaine, première priorité de demain, mais elle est aussi à l’alimentation animale, à la production de matériaux, de composés chimiques et d’énergie (« food, feed, fiber and fuel »).

L’Inra doit contribuer à la production des nouvelles connaissances nécessaires à ce que la sécurité alimentaire globale soit atteinte à l’horizon 2050, sans préempter les ressources naturelles des générations futures.