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La science ouverte aux acteurs non-marchands de la société

Mis à jour le 06/02/2017
Publié le 03/02/2017
Mots-clés : OPENINRA-4

Développer les démarches participatives

Les « sciences participatives » bénéficient depuis quelques années d’un très fort intérêt : croissance exponentielle des publications depuis les années 2000, multiplication des initiatives, intérêt des institutions (associations, ministères, Commission européenne, …). 
Il ne s’agit pas seulement d’un effet de mode mais d’un intérêt renouvelé1 qui tient à deux évolutions :

  • la montée de la démocratie participative, la remise en cause des formes traditionnelles d’autorité, les dynamiques liées aux mobilisations citoyennes,…
    Ces évolutions concernent aussi l’accès à la science et à la production de connaissances.
  • l’influence des Technologies de l’Information et de la Communication qui transforment la production des données, leur accès, leur circulation et leur traitement : la révolution numérique est un facteur facilitant les interactions entre chercheurs et non-scientifiques-professionnels en démultipliant le potentiel de participation de non-scientifiques à des projets de recherche.

 

a. De nombreux projets existent déjà

Qu’il s’agisse de projets de recherche ou de contributions à la culture scientifique et technique, l’INRA est déjà engagé dans de nombreuses initiatives participatives.

Par « sciences participatives », nous entendons ici (cf. définition mentionnée dans le rapport de F. Houllier sur les Sciences participatives en France) : « formes de production de connaissances scientifiques auxquelles des acteurs non-scientifiques-professionnels — qu’il s’agisse d’individus ou de groupes — participent de façon active et délibérée ».

Que ce soit au sein du monde agricole ou en dehors de celui-ci, l’INRA a développé plusieurs dizaines de projets sous un mode participatif. Les exemples ci-dessous témoignent de la diversité des domaines scientifiques et des partenaires concernés, ainsi que de la variété des approches participatives développées, depuis le crowdsourcing jusqu’à des formes de participation très poussées des acteurs non-scientifiques-professionnels :

Dynamique agroécologique dans le vignoble alsacien

Une démarche participative pour co-construire une Réserve de biosphère

Recherche participative : pour des filières blé dur bio dynamiques

Cultiver de l’eau propre

Enquête citoyenne et scientifique sur la diversité des pollens

Pl@ntNet, première flore mobile numérique participative

 

b. Des initiatives à encourager

Si les recherches participatives n’ont pas vocation à constituer un mode de fonctionnement universel, adapté à tous les thèmes et contextes de recherche, elles constituent une manière de travailler qui peut devenir une référence, voire une nécessité dans certains domaines : elles sont un outil pour répondre à des enjeux de recherche correspondant à la complexité du monde dans lequel nous vivons et pour lesquels la recherche académique est parfois démunie.

C’est pourquoi l’INRA compte favoriser à l’avenir ce type de démarches, notamment dans le cas des questions liées aux attentes de la société, dès lors qu’elles apportent une plus-value scientifique.

 

Contact : Christophe Roturier – Délégué aux Sciences en Société - christophe.roturier@inra.fr

 

1 Cf. par exemple les rapports préparés par Gilles Bœuf (pour la Ministre en charge de l’Ecologie), par la Fondation Sciences Citoyennes (pour la Fondation de France), par François Houllier (pour les Ministres en charge de l’Education nationale et de la Recherche), par la League of European Research Universities ( Citizen Sciences at Universities : trends, guidelines and recommendations).