• Réduire le texte

    Réduire le texte
  • Rétablir taille du texte

    Rétablir taille du texte
  • Augmenter le texte

    Augmenter le texte
  • Imprimer

    Imprimer

Une stratégie nationale pour des territoires qui se spécialisent

Mis à jour le 23/01/2017
Publié le 14/12/2016
Mots-clés : ZOOM - OPENINRA

Dans les années 2010, des politiques de site concertées entre acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche émergent partout en France, sous l’impulsion du ministère chargé de la recherche et de l’enseignement supérieur et en articulation avec la stratégie européenne de spécialisation intelligente (Smart Specialization Strategy). Les établissements constituent ensemble des communautés localisées, selon diverses modalités allant parfois jusqu’à des fusions entre les établissements locaux. Ils définissent avec les opérateurs de recherche et d’innovation leurs politiques de formation, de recherche et d’innovation au sein d’initiatives d’excellence (IdEx) préfigurant de grandes universités de recherche, ou d’initiatives Science - Innovation - Territoires - Economie (I-SITE) proposant le même niveau d’excellence scientifique pour des thématiques particulières. Pour l’organisme national de recherche le plus décentralisé qu’est l’Inra, ce contexte est une chance. Plusieurs sites organisent un continuum formation-recherche-innovation sur les questions relatives aux systèmes alimentaires : l’Inra et ses partenaires d’Agreenium s’y engagent pleinement.

Il y a une forme de paradoxe à définir une stratégie nationale unique d’interaction avec des dynamiques de sites qui ont toute vocation à aller vers plus d’autonomie et de spécialisation. Un organisme national est bien placé pour traiter ce paradoxe et, précisément, fournir à chaque site l’opportunité de s’articuler avec les autres dans une vision élargie. C’est le sens global de la stratégie territoriale de l’Inra.

Dans chaque site, un établissement national de recherche comme l’Inra trouve :

  • Des partenaires de recherche. Plus des 3/4 des unités de recherche de l’Inra sont en mixité avec des établissements d’enseignement supérieur. Les identifiants de sites assurent aux partenaires de l’Inra la pérennité à moyen terme de son engagement local sur quelques thématiques particulières, tout en leur offrant une visibilité sur les compétences présentes ailleurs et rendues disponibles par la structure nationale de l’Institut.
  • Un portail vers l’offre locale d’enseignement supérieur, que les chercheurs peuvent contribuer à alimenter notamment sur les identifiants thématiques du site ; réciproquement, l’alignement de l’offre d’enseignement avec les identifiants les renforce durablement.
  • Un portail vers l’international. Les échanges d’étudiants sont souvent les premiers à concrétiser un partenariat international qui se construit. Pour les faciliter, l’Inra propose aux sites des programmes mixtes de contrats doctoraux projetés à l’international. Par ailleurs, pour contribuer à la meilleure visibilité mondiale de chacun des sites dans lesquels il est implanté, l’Inra adopte autant que possible le principe de la signature homogénéisée des articles, faisant apparaître le site, souvent via l’université locale, UMR ou non. Enfin, les unités mixtes internationales permettent de projeter ensemble les partenariats locaux à l’étranger.
  • Un portail vers l’innovation. Les réseaux partenariaux d’innovation locaux sont souvent d’une nature différente de celle des réseaux nationaux. Les territoires mettent en place des outils complémentaires à ceux dont l’Inra est doté au niveau national (Inra Transfert, instituts Carnot, etc.) : réseaux d’entreprises, pôles de compétitivité, sociétés d’accélération du transfert technologique (SATT), territoires d’innovation, etc.

L’Inra s’implique sans compter dans l’élaboration des projets scientifiques des sites, avec les universités qui en sont généralement porteuses et avec ses partenaires d’Agreenium. L’Inra, organisme national, n’a toutefois pas vocation à s’engager dans des dynamiques structurelles, a fortiori dans des fusions, qui engageraient ses forces locales en contradiction avec sa vocation nationale d’EPST et conduiraient d’ailleurs à court terme à un appauvrissement de son offre de recherche dans chacun des sites.

L’Inra participe activement à la rédaction des contrats de sites pour y préciser son offre de recherche dans le champ des systèmes alimentaires. Il formalise cet engagement dans des conventions avec les partenaires locaux : régions, universités, etc. Toutefois, ayant déjà contractualisé avec l’État au niveau national, il n’a pas vocation à le faire dans ses différentes implantations, donc il ne co-signe pas les contrats de sites.

 

Voir le billet « Paris-Saclay : une opportunité pour la recherche agronomique »